Pucon – Melipeuco – Las Lajas

belges et français à villarica

Après avoir partagé la glace de fin d’aventures avec nos amis belges, nous avons pris la route en plein cagnard avec 35 degrés au compteur.

Tels les coureurs du tour, on s’est mis en ligne direction le paso Pino Hachado à quelques 200 km…, dont une bonne centaine en ripio. On filait tellement vite que nous n’avons pas vu le panneau… alors comme on dit chez moi  « on a fait les sangliers ». Seules quelques églises évangéliques et maisonnettes nous montraient le divin chemin. En conclusion, un bon détour de 30 km pour retrouver notre route.

Engaillardis mais assoiffés, nous attaquions la suite de notre trajet pour aller nous poser au lac Huilipilun. Espérance qui fut vaine car vers 19 heures, un amigo du pays nous informait que le lac n’était qu’un petit étang privé et très loin d’ici… Nous fumes de ce fait invité à profiter de son champs pour y passer la nuit. Un bel endroit où Tessa pouvait enfin gambader après les galinas, perros, ovejos, cernos tel un caballo d’Araucanie. Moi je n’étais pas mécontent de m’arrêter car cette journée s’est avérée bien cassante pour mon fidèle destrier (casse de porte bagage…). Heureusement, il y a toujours un bout de corde d’escalade dans mes poches.

Arrivée à Melipeuco, notre convoi intrigue et deux jeunes sportifs nous accostent, de fil en aiguille nous voilà au camping chez maria et pascal. L’endroit est parfait : piscine, pelouse… Nous nous posons au milieu des pins…. Cédric a déjà esquissé un projet d’ascension du volcan. Telle Calamity Jane, Carole chevauche sur les cendres du Llaima et galope dans les forêts d’Araucarias, et moi je cherche une petite falaise pour me dégourdir les doigts. Nous passerons trois bons jours où chacun aura pu se faire plaisir.

Au vue de la suite du trajet qui nous attends (1000 m de dénivelé) sur du ripio difficile, on s’offre une balade en bus de 50 km. On retrouve nos forêts d’Araucarias, des lacs magnifiques. Puis, nous roulons sur un billard de ripio. Nous revoilà dans un décor de far-West.

Ce n’est pas un état de fait que je sois un casseur de vélo, mais il aura suffi de faire 3 km après le poste frontière chilien pour qu’une belle aventure naisse. La chaine se bloque derrière les pignons, deux rayons cassent… et nous voilà posés en bord de route à essayer de réparer. 2h après, c’est la muerte, je repars seul au chili… en trainant mon vélo et mes affaires ! Il faut que je trouve un moyen de monter en direction de l’Argentine. C’est pas Bueno !!!!! Peut-être que mes mains noires et ma grosse barbe impressionnaient les gens, pas grand monde ne voulait m’aider,  il aura fallu l’aide d’une douanière pour déquenter les choses. Après deux bonnes heures… je retrouvais mes 3 compères.

Là encore la gentillesse des douaniers, argentins cette fois ci, fit miracle. Ils réussirent à « convaincre » un camionneur de me prendre et de me laisser à Las Lajas (à 50km). Le dit camionneur qui n’avait rien voulu entendre 3h auparavant quand je lui avais demandé de l’aide. Ironie du sort !

Cédric, Carole et Tessa continuent. Ce col « alpin » de 22 km est magnifique, les mollets chauffent sous le soleil couchant du soir. Arrivée à 20 heures au poste frontière, heure de sa fermeture, un campement sauvage derrière une maison abandonnée fera l’affaire. La descente pour Las Lajas longue et régulière défile à toute allure : 55 km en 2 heures 30.

Les plus : Les forêts d’Araucarias, la gentillesse des habitants de Melipeuco, cavalcade en cheval

Les moins : La grosse avarie sur le vélo de Richard, on perd nos amis belges pour la suite du voyage

L’Anecdote du moment : Douaniers, militaires et policiers sont beaucoup plus avenants qu’en France. A méditer pour nos chers politiques pour 2012…

 

1 Commentaire

  1. LiLi et ses hommes
    23 janvier 2012 - 20 h 06 min | Permalien

    Salut les amis, Etant vos plus fidèles fans, on est heureux d’avoir de vos nouvelles et d’admirer vos magnifiques photos. J’espère que vous arrivez à réaliser combien vous avez de la chance et aussi combien on vous envie!! Tessa est radieuse, Cédric s’est sculpté un corps d’athlète et Carole est une vraie top modèle… aussi belle à l’extérieur qu’à l’intérieur!!! Vous nous manquez beaucoup et on vous aime à la folie!!!
    Besos!!

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