Parinacota, Sajama, chemins opposés

sajama

Depuis notre arrivée dans ce parc national de Sajama, la météo est toujours la même : beau le matin, puis forte dégradation en début d’après-midi. Chaque jour, la neige tombe sur les hauteurs, chose inhabituelle pour cette période. J’espère que cela ne sera pas problématique pour évoluer sur les pentes de ces volcans.
L’aventure commence à moto sur une piste de motocross pendant 30 kms. A plusieurs reprises, nous risquons la chute, mais nous arrivons à bon port. Des grosses billes tombent du ciel, puis un éclair tombe à moins de 100 mètres. Je courre de toutes mes forces me réfugier près d’un petit bloc de rochers pour faire corps avec lui, abandonnant le sac à dos au passage. La grêle continue à tomber sur ma tête pendant 10 minutes, mais l’orage passe provisoirement. Je décide de monter rapidement la tente au premier de camp de base à 4 700 m, au lieu du second : un peu plus de dénivelée pour le lendemain.

Départ à 3H30, le chemin est difficile à suivre car il a neigé toute la nuit. Je ressens pour la première fois, le doux parfum de l’hiver. Je prends un autre tracé plus raide qui m’amènera directement au sommet. La fin est dure et lente, ponctuée de nombreuses micro pauses pour reprendre mon souffle. Le pic est en fait un immense cratère. Normal, c’est un volcan ! Des énormes corniches le bordent. Passant par un nouveau couloir qui arrive directement au camp de base, les skis me manquent terriblement pour la descente.

Après être revenu des thermes, je découvre le guide Ignacio complétement ivre avec qui j’avais contracté la course contre une petite tente. Nous sommes censés partir ensemble le lendemain pour le Sajama : report obligatoire le jour suivant. Pas très sérieux pour un aspirant guide. Puis, nous partons enfin pour 2 jours.
Je suis chargé de prendre la nourriture et la tente, le guide les popotes et le réchaud. Cependant, Ignacio a oublié de prendre les casseroles. Par contre, je viens d’apprendre que si on oublie les popotes, on peut toujours cuisiner avec une vieille boite de conserve rouillée d’un camp de base.

Départ à 1h30, nous buttons à 4h30 devant une pente de 45°. En effet, les risques d’avalanche nous apparaissent trop forts : couche gelée en dessous, recouverte d’une neige poudreuse, elle-même couverte par une plaque fine. Tout cela sur 2m50 de manteau neigeux. Nous décidons ensemble de redescendre.
Cette première expérience avec un guide me laisse un gout amer. Je n’ai pas réussi à partager une aventure, ni à échanger, ni à conquérir le sommet. Ce guide était minimaliste dans ces échanges. Je préfère être seul dans ces moments-là.

Les plus : les volcans sont majestueux. La neige hivernale, un vrai bonheur.

Les moins : le guide

Dicton du jour : Il vaut mieux être seul, que mal accompagné !




2 Commentaires

  1. Jules and co
    12 avril 2012 - 18 h 42 min | Permalien

    Félicitations à mon tonton Cédric, notre champion!!! et ma maman est tout à fait d’accord avec ton dicton!!! Gros bisous d’amour.

  2. I Palmacci
    12 avril 2012 - 18 h 50 min | Permalien

    Complimenti tonton Cedrico !!! Ma stai attento !!!
    Un bacione a voi 3

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