Oruro – Sajama

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La voiture, le bus et la ville d’Uyuni et d’Oruro nous ontépuisés avec de nombreux aller-retour aux baños. Nous quittons sans regret notre logement où la jeune fille qui y travaille serait à coup sûr un 3/5 sur l’échelle proyectoboyz !!!!! On est heureux de retourner sur nos bicyclettes, même si nous sommes affaiblis par la maladie. Les jambes sont cotonneuses. Faute à des empanadas de la rue, ou la glace à la confiteria ? Peut-être, peut-être pas ! Et puis, nos premiers contacts avec les Boliviens à Oruro et Uyuni ne sont pas franchement enthousiasment. Retournons à nos chères montagnes andines !!
La route asphaltée nous amène à Toledo et son almuerzo (déjeuner) collectif sur la place autour des marmites de la pacha Mama : riz et viande de lama au menu. Puis la route se transforme en ripio correct, puis en piste sablonneuse moins correct… Une impression de rallye plane quand les camions nous dépassent. A chaque dépassement, pendant 10 secondes, nous pédalons dans le brouillard total.Nous arrivonsà Ancaravi, à la tombée de la nuit, épuisés par ces 100 km, et 7 heures passées sur le vélo (nouveau record).
Le lendemain, la débauche d’énergie de la veille pèse dans les jambes. Après 2 km d’asphalte, la piste de sable commence, les calaminas se creusent et chaque coup de pédale devient difficile. Les paysages traversés de l’Altiplano sont somptueux avec une végétation verdoyante sous toile de fond ocrée, aux senteurs de Provence. Heureusement, la fin est chanceuse car nous finissons sur une nouvelle route goudronnée réservée spécialement pour les cyclistes !! A Turco, après quelques discussions sur la place, entourée d’une vingtaine d’enfants curieux, Victor nous invite chez lui. Il a 5 enfants, dont Jesus le petit dernier de 2 ans, le bonheur pour Tessa.
Agua Rica, village espéré pour ravitailler nos panses, s’est transformé en simple croisement.Quelle déception! Puis, quelques kms plus loin, un rio a coupé la route : ouah !!! Portage de la carriole et de Tessa obligatoire afin d’atteindre Cosapa, village en plein chantier, où nous dormirons entre les marmites de la cuisine de Marie-sol, bienheureux d’être à l’abri de la pluie et du froid de l’altiplano à 4000m !
10 ans après, Cédric se rend une nouvelle fois à Sajama, par une route de sable au combien difficile pour notre chargement mais au combien magnifique !

Les plus : Changement d’attitude des Boliviens / à la ville. Beaucoup plus en interaction dans les zones non touristiques peu peuplées. Bien agréable !

Les moins : on a mangé de la poussière +++! Le sable, black list de tout cyclo-randonneur, c’est bien mieux à la plage !!

Anecdote du moment : Carole demande à Tessa pourquoi « tu n’obéis pas à maman, tu comprends ? ». Réponse de Tessa : « Oui, je comprends mais je fais ma vie ! ». Ça promet pour la suite.
A Turco, notre hôte du jour nous raconte qu’un couple de cyclo-randonneurs européens avait vendu leurs vélos ici car la femme avait le bassin complètement en sang ! Beurk…

1 Commentaire

  1. I Palmacci
    6 avril 2012 - 8 h 20 min | Permalien

    Quel plaisir d’avoir de vos nouvelles !
    En attendant les photo un gros bisous de Rome !!!
    Un abbraccio fortissimo à notre poupée !!!!!!!!!!

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