Ecoles


    LIMA

la coccinelle, célèbre voiture de Lima

Avec presque 10 millions d’habitants, Lima est la deuxième plus grande ville au monde construite sur un désert après Le Caire en Egypte. Parallèlement, c’est aussi la ville la plus consommatrice d’eau au monde, le comble!

Fondée en 1535 par les espagnols et leur gouverneur F. Pizarro (encore lui), son premier nom est  » ciudad de los reyes » en hommage aux rois d’espagne et aux rois mages (6 janvier 1535).

Le centre historique est très beau, avec de magnifiques édifices et monuments de type néocolonial :

  – La place des armes entourée du palais du gouvernement, de la cathédrale et de son palais arzobispal dont la première pierre a été posée par Pizarro.

 – Le temple Santo Domingo et son monastère.

 – L’université de San Marcos, la plus ancienne de l’Amerique latine.

 – Le nouveau musée Metropolitain et les hologrammes interactifs.

 – Le parc aux milles fontaines multicolores.

 – Les quartiers touristiques et bohèmes de Miraflores et Barranco.

 – La costa verde et ses plages du pacifique.

Quelques monuments sont ornés de magnifiques balcons en bois d’influence mauresques. La cour pouvait ainsi voir l’extérieur sans être vue.

Un terrible tremblement de terre en 1746, suivi d’un raz de marée dont la vague atteignit 24 m de haut dévasta beaucoup de ces grandes œuvres et fit plus de 15000 morts! A l’occasion du 100ème anniversaire de l’indépendance du Pérou en 1921, plusieurs monuments sont offert à Lima par d’anciennes colonies: une statue de Meunier en hommage aux ouvriers et miniers offert par les belges, le palais Rimac cadeau des français, le musée d’art Italien, etc…

Le nombre impressionnant d’église démontre la prédominance de la religion catholique. Importée d’Espagne, les indiens s’en identifie rapidement en la comparant à leur dieux :

 – Pachamama devient la vierge Marie

 – Viracocha, Jésus Christ

C’est ainsi que nous remarquons que nos voisins de bus se signent en passant devant les églises, nos chauffeurs de taxi décorent leur voiture de statuette à l’éfigie de saints!! Assez surprenant!

D’autre part, 90% des écoles, lycées, et universités sont religieux avec des noms de saints: colegio Santa Rosa, colegio Señor de los milagros etc…

Nous avons assisté à de nombreuses cérémonies religieuses dans les rues des villages et villes traversées, avec principalement le défilé du Christ.

Les liméniens sont très orgueilleux de leur gastronomie : beaucoup de pescado avec le fameux « ceviche » un poisson cru mariné dans du jus de citron avec de l’aji (poivron très piquant), la chifa de pollo, les chicharrones (viande de porc au petit-déjeuner), les anticuchos (abats grillés), et les suspiros de limeña en déssert (crème  à la cannelle avec pleins de chantilly!!!) ouahh les kilos!!! Il va falloir pédaler!!!

Les jus de fruits naturels dans la rue sont exquis: piña, papaya, maracuja, fresa, naranja et la chicha morada (maís noir endemique du pérou) pour environ 30 centimes d’euros, autant dire qu’on en boit des litres.

Tous ces plats sont un mélange de gastronomie nationale mais également coloniales avec des influences indigènes, hispanique, mauresque et chinoise.

Le plus haut chemin de fer au monde après celui de Lhassa au Tibet arrive sur Lima depuis le col Ticlio à 4818m. Nous l’avons longé de près pendant notre fameuse descente sur Lima.

MACHU PICCHU ET HUAYNA PICCHU, vieille montagne et jeune montagne

machu piicchu andes tessa

A plus de 2490 m d’altitude, la citadelle fait partie des 7 nouvelles merveilles du monde depuis 2007, avec en toile de fond, le Huayna Picchu à 2600m. En 2011, Machu Picchu fèta le centenaire de sa découverte par Hiram Bingham attirant ainsi des millions de visiteurs. Elle fait également partie du patrimoine de l’humanité depuis 1983.

Cette citadelle est très représentative du mode de vie des incas. L’architecture en pierres encastrés méticuleusement sans ciment, ni sable, juste taillés de façon à former une harmonie parfaite entre elles, démontre la prouesse technique de ses habitants. L’agriculture en terrasse, avec différentes orientations facilite le drainage et l’oxygénation des cultures, surtout pendant la saison des pluies. En effet, ce système permet la survie de Machu Picchu car les nombreux tremblements de terre et les pluies diluviennes aurait déjà  tout ravagé! Le maïs et la pomme de terre sont les principales cultures des incas. Elles sont d’origines divines, et surtout très énergétiques.

Certains temples ne sont que des vestiges. Le dernier incas a y avoir vécu avant l’arrivée de Pizarro est Atahualpa. Son tombeau reste introuvable, mais depuis le mois d’avril de cette année, l’historienne Tamara Estupinan est persuadée de l’avoir découvert dans les Andes équatoriennes, à suivre….

Grâce aux guides locaux, déambuler dans ces ruines est fascinant malgré la masse de touristes. Le temple principal est entouré du mausolée, du temple du soleil, et du temple aux trois fenêtres. Les 4 places principales sont reliées par de petits chemins pavés. Le mieux est de s’y rendre car sans vision, il est difficile de s’imaginer l’organisation!

Faisant partie des merveilles du monde, un petit rappel historique pour nos chers élèves me semble approprié :

Les sept merveilles du monde classées selon l’architecture, la beauté et la difficulté des constructions par nos chers premiers explorateurs d’antan sont :

            – Les pyramides de Khéops en Egypte

            – Les jardins suspendus de Babylone en actuel Irak

            – La statue de Zeus en Olympie, Grèce

            – Le temple d’Artémis en Turquie

            – Le mausolée Halicarnasse en perse, Turquie

            – Le colosse de Rhodes en Grèce

            – Le phare d’Alexandrie en Egypte

S’y ajoute les sept nouvelles merveilles du monde :

            – Machu Picchu au Pérou

            – Petra en Jordanie

            – La muraille de Chine

            – Le Taj Mahal en Inde

            – Le colisée de Rome

            – Chicken Itza au Mexique

            – La statue du Christ au Brésil

Merci aux guides locaux, aux musées,  et Yuri et sa famille pour toutes ces informations…

Escuela de Sajama 4 200m

sajama enfants

Petit village de 300 habitants en plein cœur du parc national, Sajama est entouré des volcans Parinacota et Pomerape et du majestueux Nevado Sajama , le plus haut sommet de Bolivie culminant à 6542m.Les lamas et alpagas illuminent ce décor somptueux !

L’automne s’installe doucement dans ce petit paradis de quiétude  et nous échangeons shorts et tee- shirts par les doudounes, bonnets et gants. Les logements sont précaires : l’eau chaude et les baños sont en option, les mamas cuisinent par terre et les rayons des tiendas sont peu alléchants. Le chauffage est un mot qui n’existe pas!!! Mais la fierté de ses habitants est l’école du village, accueillant chaque jour les enfants de 5 à 17 ans !

En effet, 15 classes regroupent les 100 élèves du village et depuis 3 ans, des classes de lycée ont ouvert leurs portes pour permettre aux adolescents de poursuivre leur scolarité jusqu’à l’université étant donné que les villes les plus proches sont Oruro et La Paz à plus de 300 km. Les professeurs venant souvent de l’extérieur  nous accueillent chaleureusement et nous inscrivons oralement Tessa à l’école pour la semaine.

A 9h du matin, tous les élèves en uniforme sont en  ligne devant le drapeau Bolivien pour les salutations. Le lundi est un jour particulier, car après la levée du drapeau, l’hymne nationale et le discours du directeur, chaque section présente les acquisitions de la semaine précédente  devant tous les élèves, professeurs et parents qui le désirent. Poésie, théâtre, danses folkloriques, la matinée est vite occupée, et le petit déjeuner se rapproche du déjeuner ! En effet, comme en Argentine, l’école offre le desayuno et l’almuerzo aux élèves mais à contrario, ce sont les parents qui préparent les repas chacun leur tour ! Nous comprenons mieux les grandes marmites dans les cuisines !!!

Les kinders (petite section) et la gringuita Tessa (petit diminutif de gringos) ont classe de 9h à 12h. Les autres reprennent de 13h à 15h. Les jeux éducatifs, les manuels scolaires font énormément défaut ! Un cahier et un stylo sont suffisants et l’attention, surtout des plus petits, est vite perdue !! Les uns sortent de la classe et mangent des bonbons, les autres se promènent dans les rangs et taquinent les copains, vive la discipline ! En regardant par la fenêtre, j’aperçois des grands dans la cour, d’autre dans les rues, incompréhensible et difficile d’en parler avec les professeurs !! Le niveau scolaire est bas, mais Evo Morales, président de la Bolivie, promet de grandes améliorations pour l’éducation nationale ! Viva Evo, et surtout accompli vite tes promesses, chico !!!

Pour le dernier jour de classe de Tessa, maman est la maestra ! Le maestro étant absent, on me sollicite pour la classe des kinders ! Avec plaisir, je prends mes fonctions, mais difficile de maintenir le silence ! Je cours chercher les jeux éducatifs de Tessa à l’auberge et miracle, concentration et silence sont de retours ! Au desayuno, je perds la moitié des enfants ! Les uns rentrent chez eux chercher leur bol, les autres vont acheter des glaces et bonbons, c’est la fête !!! Conclusion, un grand mérite à tous les professeurs du monde, car quel que soit le pays, la patience est de rigueur !!!

La Patagonie 

estancia patagonie

Les estancias : un exemple avec Viamonte

Les estancias sont de grandes exploitations agricoles de bovins (vacas, ovejas, corderos) très isolé dans la pampa surtout en Argentine. Celles-ci sont tellement vastes que les «  gauchos » déplacent le bétail à  « caballo » pour le plus grand plaisir de Tessa. Elles se composent de la maison du « dueno » entouré par plusieurs autres pour les employés et les saisonniers. Los « niños » qui y vivent, vont soit à la « escuela » du plus proche « pueblito » avec leurs parents, soit apprennet à  « casa ». En effet, les distances peuvent atteindre 150 km ! Elles nous rendent d’ailleurs bien service pour nous ravitailler en « agua » ! Certaines se transforment en complexe touristique en accueillant les vacanciers avec multi- activités comme la démonstration de la tonte de «  los animales », las « cabalgatas » dans la pampa, et des repas avec produits locaux ! Mais les prix demeurent très chers.  Elles sont devenues de véritable entreprise de tourisme rural.

Le maté

 tessa boit le maté

Le maté est une infusion d’herbes très amer que les sud-américains et surtout argentins savourent à longueur de journée. Dans une petite calebasse, on dispose les feuilles de « yerba maté », on y ajoute de l’eau  « caliente » et on le boit par une petite pipe en fer que l’on nomme « bombilla ». Que ce soit à l’école, dans la rue, al  « oficina »,  tout le monde a sa petite calebasse en fer recouverte de  « cuero » et son thermos d’eau chaude « para compartir » ! Le rite du maté est omniprésent. «  Los supermercados » débordent de « yerba maté » en énorme quantité. Il  ne faut jamais refuser un maté qui est signe d’hospitalité et d’accueil ! Même Tessa y a gouté, mais nous préférons notre bon vieux thé qui est beaucoup moins amer ! Avis aux amateurs…. Les bébés n’en consomment pas, bien sûr. Le coca-cola dans le biberon à 5 mois c’est beaucoup mieux ! Avis aux mamans…

El General San Martin

Enormément de places, de rues, de statues sont à la mémoire de San Martin. Mas quien es ? san-martin

Un soldat, un  «  revolucionario » mais surtout el « Libertador » de l’Amérique du sud dans les guerres de positions des années 1800. José de San Martin libéra avec l’aide de son futur meilleur « amigo » Manuel Belgrano, le Pérou, le Chili, et l’Argentine du joug des espagnols et donna l’indépendance à l’argentine en 1810 qui se concrétisa définitivement el  «  9 de Julio » de 1816. Elle donna ainsi son nom à la plus large avenue au monde à  Buenos Aires : 140 m. La formation militaire européenne aide San Martin à traverser les difficiles montagnes de « la Cordillera de los Andes » pour obtenir cette victoire ! Il continue sa course et donne l’indépendance au Chili en 1918 et au Pérou en 1821. Il doit s’exiler par la suite en Europe avec son unique « hija »  Merceditas et meurt en France à Boulogne- sur- mer en 1850 ! C’est pourquoi « los francés » sont très appréciés par les argentins et de nombreuses rues sont baptisés: Boulogne-sur-mer (énigme enfin résolu grâce à l’aide de notre « cara » amie Sylvia de Mendoza)

La plaza de armas et las cuadras

light-plaza-armas

En Amérique du Sud, quasiment tous les villages et villes sont construits de la même façon. Des carrés que l’on nomme « cuadras » et une place centrale : la plaza de armas, notamment au Chili.

Une fontaine au centre de la place et 6 rayons partant de celle-ci, voilà notre point de retrouvailles avec nos amis belges  et autres dans les villages. Elles remplacent un peu nos places de l’église, car ici, assez surprenant, il y a très peu d’églises ! Les évangélistes prédominent (même dans la rue !) et les missionnaires ont comme lieux de cultes un local entre una « tienda » y una « panaderia ». Quelques églises catholiques attirent notre regard mais très peu ! Le système des cuadras est très pratique pour s’orienter, nous en faisons usage régulièrement.

Ecole El Chalten – ARGENTINE

ecole el chalten

Petit village en développement touristique en plein parc national de los Glaciares, El Chalten compte 1 004 âmes à l’année. Le froid et la neige font que la vie y est différente par rapport à d’autres régions de l’Argentine. Pourtant, les enfants sont bien présents et il y a une vraie vie scolaire!

A la maternelle (el jardin), une vingtaine d’enfants de 2 à 3 ans le matin, et une quinzaine de 4 à 5 ans l’après-midi.

En primaire, 4 niveaux de classe avec en moyenne 22 élèves

Et pour les adolescents, un petit collège et lycée

Les primaires commencent à 13H30 et finissent à 17H30 puis une heure de soutien pour ceux qui le désirent. A la sonnerie, tous les enfants se mettent en rang devant le drapeau Argentin et chantent l’hymne national.  Beaucoup d’activités extrascolaires sont proposées le matin, notamment du sport. Tous les enfants habitent sur place sauf un qui habite une estancia à plus de 30 km.

A El Chalten, les vacances d’été commencent  mi –décembre jusqu’à la fin janvier, et l’hiver, il y a 2 mois et demi de vacances, ce qui est différent de Buenos aires  car là- bas, c’est «  caliente »  toute l’année, il ne neige pas.

J’ai eu la chance de pouvoir passer la matinée à la maternelle avec multi activités et l’après-midi en primaire. Racheli et ses copines se sont occupées de moi toute l’après-midi. Il n’y a pas beaucoup de discipline dans les classes, tout le monde bouge, personne ne lève la main, et les enfants mâchent du chewingum. Bien différent des écoles du Queyras ! Ensuite nous avons écouté un conte à la bibliothèque, dessiné des animaux, puis cours de musique avec tam-tam et piano ! C’était super pour moi de pouvoir rencontrer d’autres enfants. La langue reste encore une barrière, mais j’assimile de plus en plus de vocabulaire avec les histoires du soir sous la tente et les rencontres fortuites.

Ecole Aiguilles dans le Queyras – FRANCE

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Ecole Château-Ville-Vieille  dans le Queyras – FRANCE

ecole chateau ville vieile queyras

Ecole Ceillac dans le Queyras – FRANCE

ecole de ceillac dans le queyras

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