Lagos todos los santos – Bariloche – Ruta de los 7 lagos

bariloche kinder bueno

La descente à vive allure de l’Osorno réserve encore de nouvelles surprises. Les freins chauffent tellement la jante, qu’une chambre à air explose sous l’effet de la chaleur. Après cet incident, pause technique toutes les 30 secondes pour refroidir la jante avec de l’eau.

Autre surprise de taille, « Les tabanos de caballos » : des taons d’une autre dimension. Par milliers, ils tournoient autour de nos têtes. Juste horrible comme sensation ! Impossible de se poser au bord de la rivière ou même de la cascade de Petrohue. De toute façon, l’accès est payant. Il n’est pas question de payer pour voir une cascade.

Le camping de  Petrohue est encore fermé au début des vacances estivales, mais un guardaparque nous autorise exceptionnellement l’accès. Moucherons, tabanos, moustiques rivalisent de stratégie pour atteindre nos parties visibles. Mais comment les touristes prennent ils du plaisir à camper ici ?

Le lendemain, la traversée des lagos los santos est très belle et « So touristy » à la fois. Mais nous prenons du plaisir à glisser sur l’eau sans effort. Le ripio de 27 km entre les deux lacs est l’une des plus difficiles de notre aventure mais il nous conduit lentement vers une maison fermée de la DDE locale. Les fenêtres à l’américaine permettent de rentrer facilement par effraction pour profiter du refuge en pleine forêt et passer une agréable nuit. Carole escalade furtivement le mur. Nous voilà au chaud dans une maison.

Nous retrouvons Vincent, Pif, Olaf, et Tom à Bariloche. Retrouvailles et gourmandises à gogo. Et nouvel an dansant ,sans sécurité cette fois, dans l’auberge el Poncho avec les propriétaires, en toute simplicité mais au combien festif.

L’équipe de l’odyssée andine s’agrandit dans la bonne humeur du chocolat et des glaces de Bariloche. Rich, alias « Kinder bueno » débarque directement de Buenos Aires : 24 heures de bus et un nouvel an. Mission numéro 1 pour lui, trouver un vélo ! Accomplie rapidement avec la bicycleteria Pongi. L’ascension du Tronador sera pour une autre fois. Après les premières difficultés avec le vélo de « kinder bueno », crevaison et rayon cassé, les cendres créent une ambiance spéciale : lunaire et mortifère. Nous roulons avec des masques pour nos protèger des « cenizas ». Le ciel est un smog de cendres permanentes, un peu comme au lockness, sans la douceur du crachin écossais. L’une des plus belles régions touristiques de l’Argentine est dévastée par la nature, el Cordon Del Caulle depuis 3 ans. Dur de pédaler dans ces conditions, mais vivre au quotidien ici semble être une réalité qui nous dépasse. Tous les jours, des personnes sont chargées de déplacer à la pelle la cendre. Travail illusoire face à ce monstre qui crache tous les jours des milliards de tonnes de cendres. Et que dire des paysans que nous avons croisés dans ce parc national. Pffff…

Les plus : Nouvel an avec les copains, arrivée de Rich, les chocolats de Bariloche, premiers plongeons dans les lacs

Les moins : Tabanos, les cendres du volcan

L’Anecdote du moment : « que bueno ! »

 

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