Isla Taquile, culture éternelle – Uros, île touristique flottante

ecoliers taquile

 « Kamisaraki », bienvenido en Quechua

Situé à 3950 m d’altitude, sur le lac le plus élevé et profond du monde, une grande différence existe entre ces deux îles. Les habitants d’Uros habitent sur ces archipels pour attirés les touristes tandis que les Taquiléens vivent pour leurs propres développements. C’est pourquoi, nous ne nous attardons pas sur ces îles flottantes d’Uros constituées essentiellement de roseaux.

L’histoire commence il y a 10 ans, avec l’ami Seb, maintenant parti vers des contrées plus froides. Nous avions campé où bout de l’île de Taquile: un très très bon souvenir.

L’île est un dédale de chemins taillés dans la pierre, étagés par les terrasses agricoles. Les incas, ancêtres des Quechuas… sont encore bien présents grâce aux vestiges et murs de pierres. La langue parlée est en priorité le Quechua.

La famille d’accueil nous explique les coutumes ancestrales perpétuées de génération en génération. Les Taquiléens portent au quotidien des vêtements, significatifs de leurs positions sociales : les célibataires portent un bonnet blanc et rouge, tandis que les hommes mariés portent le bonnet rouge. Les garçons sont vêtus de la même tunique, pantalon noir, haut blanc. Les femmes mariées sont traditionnellement en jupe noir et voile noir. Pour les autres, place à la couleur…Le tissage du textile est un art à part entière !

Il y a encore quelques années, seuls les mariages entre Taquiléens étaient autorisés. Aujourd’hui, les habitants s’ouvrent vers les îles extérieures.

Climat exceptionnel, alimentation à base de produits locaux, vie quasi ascétique sans excès permet aux habitants de maintenir une longévité exceptionnelle, avec des records à plus de 120 ans. Par ailleurs, il est courant de croiser des personnes âgées de plus de 80 ans, bien courbés par le poids des baluchons ! La munia, plante médicinale aux vertus thérapeutiques, parfument l’ensemble des champs de l’île ! Un petit maté de munia et de hojas de coca, cocktail explosif de longévité ! Les taquiléens produisent leur propre nourriture et leur propre vêtement, ils gèrent l’île et le tourisme en communauté, c’est épatant !

Pour les anniversaires, les cadeaux des enfants sont la plupart du temps une visite de la ville de Puno, à 3 heures de navigation de l’île.

Les maestros sont de Puno. 700 élèves sont répartis sur 2 écoles. L’enseignement est difficile car les classes sont surchargées. Plus de 31 enfants pour une classe de 6/7ans, les instituteurs apprécieront cela à la juste valeur. Les enfants partent à l’école avec leurs fèves cueillies dans le champ, vêtus de leurs habits traditionnels, empruntant les mille et un chemins de l’île. Tessa suit le même chemin, où elle sera la coqueluche du jour. Nous découvrons la chanson « el condorito » pour le plus grand bonheur de Tessa.

 A coup sûr, une agence de voyages devrait avoir dans ses produits, un séjour sur cette île si atypique, si différente du mode de consommation actuelle de notre société. Si vous allez un jour au Pérou, passez une nuit sur cette île, vous ne le regretterez pas !

Les plus : environnement naturel et culturel exceptionnels, la gentillesse de la famille d’accueil

Les moins : le soleil a joué à cache à cache avec nous pendant les deux jours

Anecdote du moment : pour guise de cadeau, les enfants visitent la ville de Puno, à 3 heures de bateau de l’île, chouette !!

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