Entrée en Colombie



tessa en colombie

L’Equateur est un petit pays. Ses montagnes sont splendides. A coup sûr, il mérite une visite à vélo lorsque l’on est en Amérique du Sud, tout en évitant le plus possible la panaméricaine et prendre son temps aux frontières.

En effet, nous venons de battre un record d’attente à la frontière équatorienne. Les marchands ambulants foisonnent, et certaines personnes commercent avec le temps : ils vous font passer devant tout le monde monnayant quelques dollars, avec la complicité de certains policiers. Nous achetons toutes sortes de gâteaux et boissons pour conjurer le sort qui nous est réservé. Après 3 heures à cet unique poste frontière entre les deux pays, nous sommes dans un nouveau pays de l’Amérique du sud : la Colombie. Au début, nous ne l’avions pas forcément imaginé, au fil du voyage, cela est devenu une évidence. En effet, en France, la Colombie ne jouit pas d’une bonne réputation à cause des médias. Sur le terrain, c’est tout le contraire. Sourire, personnes avenantes et beauté des premiers kms parcourus : « le seul risque est d’y rester pour la vie », nous confie l’Etat Colombien.

Comme le temps nous séparant de notre retour se rapproche, nous décidons de prendre le bus pour atteindre une atmosphère au combien différente. Enchainer 33 heures de transport, avec 3 bus est difficile. Les backpackers ont du mérite à parcourir de grande distance, à voyager sur de longues durées. Nous ne pourrions tout simplement pas le faire. Le voyage à vélo est si différent… profondeur des relations et faculté de jouer avec le temps.

L’eau de la mer des caraïbes ne nécessite pas de préliminaire pour y entrer. L’eau est plus chaude que les douches que nous prenons dans nos hébergements, c’est dire ! Carthagène des indes, Carthagène la belle cité coloniale nous envoûte par son architecture et ses histoires de combats épiques contre les pirates. Elle jouit d’une réputation à l’égale de Cuzco, notoriété amplement justifiée : beauté du lieu couplé aux belles femmes cheminant dans les ruelles de cette citadelle touristique.

Par contre, la chaleur est un combat de tous les instants. Le ventilateur est l’outil indispensable à la vie quotidienne, ainsi que l’eau bien entendu. On souffre sur les vélos et Tessa encore plus dans sa petite serre. D’ailleurs, la plante continue de pousser. Ainsi, la pluie est une bénédiction pour tout le monde. Elle évite au moteur la surchauffe. Quand il pleut, les autochtones continuent leur activité sous la pluie sans se soucier d’être mouillé. La pluie, source de vie de cette végétation luxuriante, est un grand révélateur à notre rapport à la nature. Un peu comme dans le film où Sean Connery quitte sa veste pour vivre avec les gorilles de la jungle.

Il existe une grande variété de facies parmi les pays traversés sur le continent américain. La Colombie n’échappe pas à cette idée. Il y a également une différence interrégionale notable entre la sierra colombienne et la cote caribéenne. Quand un costanero (une personne vivant sur la côte des Caraibes) parle, nous ne comprenons quasiment rien, et cela est assez frustrant.

Nous dormons dans un pueblito où nous sommes les seuls blancs de cet endroit : un village de pêcheurs paisible comme il en existe tant. Un très jeune couple tient une hospedaje où nous passerons la nuit.

Les plus : les Caraibes, destination inespérée au début du voyage

Les moins : la chaleur. Vite la montagne, on étouffe ici !

Leur accent incompréhensible. Même certains colombiens ne se comprennent pas…

Nous avons perdu définitivement la compagnie belge

Anecdote du moment : cedric demande au très très jeune couple de l’hospedaje « a donde esta tu papa et mama ? franche rigolade pour les filles !!!!! La moyenne d’âge pour avoir un enfant dans ce pays est 16 /18 ans !

2 Commentaires

  1. Tom
    17 août 2012 - 11 h 26 min | Permalien

    On attend les photos des colombiennes Ced’ 🙂 Montre-nous ce qu’on a raté 😉

    • L'équipe de l'odyssée andine :-)
      20 août 2012 - 12 h 17 min | Permalien

      Les deux femmes de l’odyssée andine sont tellement belles…

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