Cuzco – Ayacucho

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Nous nous rendons avec Tessa à l’orphelinat, accompagnés de Paola, une bénévole belge, amie de Pif, Olaf et Tom. Tessa est un comme un poisson dans l’eau. Elle prend possession des lieux avec grande facilité et échange avec les enfants. Après une petite explication de l’orphelinat à Tessa avant de s’y rendre, elle le traduira le soir par « le musée des enfants sans papa, ni maman ». En tout cas, malgré les difficultés rencontrées par les enfants de cet orphelinat, la maison et les personnes qui les éduquent sont vraiment extraordinaires.

Nous partons pour Abancay. Cela fait du bien de reprendre le vélo après un long arrêt à Cuzco. Après une succession de montées, les descentes sont longues, réjouissantes, à n’en plus finir… Mais attention, les chiens sont agressifs dans cette région. Pif a subi une attaque dans un virage. Résultats : sang et dérailleur cassé, retour à la case départ… Pas de chance. Ne plus prévenir, et montrer le cuir de nos chaussures comme signe d’avertissement semble approprié dans ces circonstances.

La route devient rapidement vertigineuse, et s’accroche tant qu’elle peut aux parois verticales de cette montagne si verdoyante. Plus de 2 000 m de dénivelée, ce sont les cols du Pérou culminants à 4 200m. Dans les Quebradas, proches des rios, les mouches si petites semblent inoffensives. Tout le contraire ! 118 piqures de mouches en l’espace d’une journée sur le corps de Carole… ça gratte ! Nous dormons dans une cour d’une maison d’un petit hameau. 3 filles apprennent le Volley à Tessa. Nos hôtes du jour sont très sympathiques. Le retour à la tente est un petit bonheur car nous l’utilisons peu au Pérou. Cela n’est pas conseillé.

Le ripio en montée, c’est-à-dire, une piste de terre défoncée, nous incite à prendre un bus pour passer ces 2 cols monstrueux pour se rendre à Ayacucho. Le bus est vraiment plus dangereux que le vélo, surtout sur des pistes à flanc de montagne. D’autant plus quand on arrive à 2 heures du matin dans une ville inconnue.

Tessa renoue avec le vélo sur la plaza de armas, après avoir délaissé son vélo.

Les plus : les paysages redeviennent grandioses

Les moins : Les moscas carnivores (mouches des sables)

Anecdote du moment : 118 piqures sur les jambes de Carole, à quoi nous lui répondons 712

Tessa en parlant de l’orphelinat : « je suis allée au musée des enfants qui n’ont pas de papa et maman ! L’innocence des enfants !!! »

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