Aconcagua, cerro lo mas alto de america del sur à 6 962 m

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Après notre périple au Cerro Penitentes, je monte pendant 2 km au bord de la route depuis le village Puente Del Inca, direction le parc national de l’Aconcagua. Route goudronnée, grande maison d’accueil, sentier d’interprétation, barrière de péage, check-in sont les premiers signes visibles du changement, 10 ans après. Je montre le précieux sésame du permis d’ascension – 2 200 pesos tout de même pour rentrer dans le parc. Ascension prévue en solo, sans mule, sans agence.

Le premier camp de base, Confluencia à 3 300 m, a également changé d’emplacement pour accueillir plus de monde. Dès le premier jour, je rencontre Sébastien, un polonais, Swamy et Ameet, 2 indiens. Après quelques échanges amicaux, nous monterons ensemble aux différents camps de base, partageront des moments conviviaux dans les différentes étapes de l’ascension. Lorsque j’interroge nos trois amis du moment, tous viennent pour la même chose : le sommet le plus haut des Amériques. Par ailleurs, les agences occupent un espace très important avec des tentes gigantesques. En effet, des lits superposés accueillent les andinistes, ainsi que tous les services d’un hôtel.

Après avoir passé le check-in – le docteur contrôle la pression, les battements du cœur et la saturation en oxygène, une petite marche de 5 heures m’achemine à Plaza de mulas, à 4 300 m. Un jour de repos pour l’acclimatation s’impose. Je me rappelle les bons moments avec Seb, ou le temps s’écoulait tranquillement…

Le camp Canada est assez proche du camp précédent. Quelques signes de mal de tête, mais rien de bien méchant. Le lendemain, tout se remet en route normalement pour se rendre à Nido de Condores, camp de base étendu à 5 500 m. Je profite une dernière fois, sans le savoir, de la sympathie et de la jovialité du groupe. En effet, pour une raison inconnue, ils n’ont pu atteindre le camp de base de Coléra.

Entre les camps de base, les andinistes montent à un rythme très lent. J’ai l’impression de voir des vidéos des himalayistes sur l’Everest. Les écarts de notre groupe constitués étant si importants, que nous convenons de monter séparément pour l’ascension finale.

Coléra, à 6 000 m d’altitude, est considéré comme le lieu idéal pour l’attaque de la cumbre. Après avoir installé la tente pendant 1 heure – pierres autour de la tente notamment. La forme est bien là, aucun signe de mal de tête. Je déguste au diner le reste du pot de Nutella, ultime réconfort avant le dernier jour.

Pendant la nuit, le vent commence à souffler très fort. Rien de grave en soit quand la tente protège l’espace vital en montagne. Après quelques heures, la Sierra Léone (tente) rompt. L’ensemble de la tente tombe sur mon duvet, puis sur ma tête. J’essaye de maintenir avec les mains, puis les jambes l’infrastructure de la tente de l’intérieur, mais rien n’y fait. Je décide de sortir pour essayer de réparer la tente. Il fait très froid, sans doute – 15°C / – 20°C  peut être. Après 5 minutes de bataille avec le vent pour rétablir l’équilibre précaire de la tente, je me résigne à rentrer à l’intérieur. La nuit est longue, interminable. La tête commence à taper très fort. J’attends le soleil… Je pacte mon sac  à dos dans une tente réservée pour les toilettes car il fait trop froid dehors, malgré le lever du soleil. Il faut rapidement prendre une décision : les filles à mendoza, la France, la tente caput, et une nuit exténuante m’incitent à descendre. Tant pis pour le sommet le plus haut des Amériques.

Je décide de descendre de l’autre côté du parc, le versant des Polonais, Plaza Argentina. Le sentier est bien différent de l’autre versant. Plus technique, plus long et beaucoup moins d’aménagement et d’information le long du sentier. Et bien sûr, moins de monde ! Les traversées du rio sont périlleuses : pas de puente. L’eau boueuse arrive jusqu’au genou. A un moment, je lance mon sac pour ensuite sauter sur l’autre rive. Le sac rebondit sur la berge et commence à descendre le rio. Saut dans le rio pour récupérer tout le package. Je perds une crocs et ma bouteille d’eau dans l’histoire. Par miracle, je retrouverais ma bouteille d’eau lors de la traversée suivante. Ouf, l’eau, c’est vital en montagne. La première journée de descente se termine en nocturne vers 22 heures, au camp Pampas Lindas 3 000 m plus bas depuis Coléra. Le lendemain, je me dépêche de finir cette belle descente pour attraper le bus de 12 heures.

Les plus : les moments très sympathiques de notre groupe

Les moins : je m’etais dit il y a 10 ans que je ne reviendrais plus dans ce parc, et je n’ai pas tenu parole !

Anecdote : au camp Canada, un groupe d’une agence monte pour s’acclimater et redescend à Plaza de Mulas. Mais le guide a du remonter à 22 heures pour chercher une personne qu’il avait oublié dans la tente. Il s’était assoupi suite à des petits maux de tête. J’imagine la panique dans les états-majors !

5 Commentaires

  1. FredViso
    23 février 2012 - 9 h 33 min | Permalien

    Salut les amis,

    bon,ben moi ,j’ai l’air malin en disant que je me prépare à monter au Col de la Rousse en ski de rando!!!
    d’accord ,c’est pas un 6.000 mais c’est mon Aconcagua à moi ;-)))
    je ne passe pas souvent sur le blog,mais je pense souvent à vous 3!!!
    et je ferai mieux de venir le consulter plus souvent au vu du temps que je passe dessus pour lire et rattraper tout mon retard!!!

    bises à vous 3,

    Fred.

  2. I Palmacci
    23 février 2012 - 16 h 23 min | Permalien

    Tu es toujours notre champion !!!!!
    C’est incroyable !!!
    Bisous et bonne route !

  3. LiLi
    23 février 2012 - 20 h 27 min | Permalien

    C’est normal que ce soit un vrai champion, il a le meilleur sponsor du monde: LA NUTELLA!!!! Félicitations!!!

  4. rich
    24 février 2012 - 7 h 39 min | Permalien

    dommage el tigre, belles photos

  5. estelle
    6 mars 2012 - 17 h 13 min | Permalien

    les photos son vraiment magnifique sa fait rêver de voir tout sa en tout cas je vois que tout ce passe bien pour vous lol surtout avec le pot de nutella a limite a la petite cueillere 🙂 biisoux

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